D’après l’atelier donné par Maxim Bergeron, président de Glacies et Charles-Étienne Godbout, tous deux associés chez Maglio.

Subventions et financement non-dilutif : l’approche Maglio & Glacies 

Le 26 mars 2025, Zú accueillait Maxim Bergeron (président de Glacies et doctorant en sciences) et Charles-Étienne Godbout (ingénieur mécanique), tous deux associés chez Maglio, pour un atelier centré sur le financement non-dilutif, notamment à travers les subventions et le crédit d’impôt RS&DE. 

Créer un montage financier solide sans céder d’équité 

Maglio accompagne des entreprises technologiques à fort potentiel à travers un processus rigoureux : 

  1. Diagnostic stratégique 
  1. Identification des programmes disponibles 
  1. Accompagnement à la rédaction et au dépôt des demandes 

L’approche de Maglio repose sur la complémentarité entre les programmes de financement et les stades de développement d’un projet. L’objectif est toujours d’optimiser le financement sans dilution, tout en préparant l’entreprise à livrer les résultats attendus. 

La RS&DE, un levier à exploiter 

Le crédit RS&DE (Recherche scientifique et développement expérimental) est un crédit d’impôt remboursable pour les entreprises qui développent des technologies innovantes. Il repose sur cinq critères d’admissibilité : 

  1. Présence d’incertitude technologique 
  1. Hypothèses scientifiques formulées 
  1. Démarche expérimentale suivie 
  1. Objectif d’avancement scientifique ou technologique 
  1. Documentation adéquate du projet 

Maxim Bergeron a partagé l’expérience de Glacies, qui est passée par toutes les étapes : fabrication de prototypes, essais, collecte de données, documentation, démarches RS&DE. Cette transparence et rigueur ont permis à l’entreprise de bénéficier de multiples subventions, notamment grâce à leurs technologies propres. 

Bonnes pratiques et pièges à éviter 

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de : 

  • Dépenser les fonds exactement selon les objectifs annoncés 
  • Respecter les échéanciers 
  • La documentation doit être rigoureuse, mais adaptée à la réalité et à l’échelle d’une startup — inutile de viser le niveau d’un centre de recherche. 

En cas de non-conformité, une subvention peut être partiellement ou totalement remboursable. 

Maglio rappelle aussi l’importance de considérer l’ensemble des programmes disponibles, qu’ils soient fédéraux, provinciaux, mais aussi régionaux ou municipaux — souvent moins connus, mais tout aussi stratégiques. 

Des exemples inspirants 

Maglio a présenté plusieurs cas concrets : 

  • Des entreprises ont pu couvrir jusqu’à 75 % de leurs frais de consultation 
  • Une startup en intelligence artificielle appliquée à la santé a cumulé RS&DE et autres aides pour couvrir une part substantielle de ses dépenses 

Le message-clé : bâtir une relation de confiance avec les bailleurs de fonds, et surtout, ne pas attendre le « moment parfait » pour faire un premier diagnostic. 

 Chaque mois, Zú propose un atelier abordant des thématiques liées à la réalité des startups. Cet article est tiré du contenu présenté lors de l’atelier ayant eu lieu le 26 mars 2025.